Le coaching en pratique

Le mot coaching, dont l’origine du nom vient de coche, désigne une activité orientée vers l’accompagnement et l’épanouissement de la(les) personne(s) coachée(s).

L’usage du mot coaching est apparu en France et en Europe dans les années 1980, en provenance d’Amérique du Nord. En France, on compte parmi ses précurseurs Alain Cardon, Vincent Lenhardt et Jacques-Antoine Malarewicz.

 

LE TERME « COACHING »

Le sens premier de « coach », « grande voiture à chevaux », a amené, vers 1830, le sens figuré « instructeur / formateur », dans l’argot de l’Université d’Oxford, pour désigner un tuteur, un mentor, qui « transporte » l’élève vers un examen ; le sens « entraîneur sportif » serait apparu vers 1860.

En France, la Commission générale de terminologie et de néologie recommande l’usage, dans le domaine « santé, médecine et psychologie » du terme « guidance », dans le domaine « économie et gestion d’entreprise », « mentorat », dans le domaine du sport, « instructions par signes ». Pour sa part, le Grand dictionnaire terminologique québécois propose en outre, selon les domaines, les termes « accompagnement », « pilotage », « direction d’athlètes ».

Le coaching permet de réaliser un accompagnement professionnel. On parle aussi d’accompagnement opérationnel ou encore d’accompagnement personnel au changement, hors de la sphère strictement professionnelle.

 

DIFFERENCES ENTRE COACHING ET  …

Mentorat

Le coaching se distingue clairement du mentorat par le positionnement. En coaching, l’accompagnant (« le coach ») se situe aux côtés de la personne accompagnée (« le coaché ») dans une position d’égalité. Le mentor est généralement un supérieur hiérarchique, a un rôle de guide, et agit dans le cadre de fonctions plus spécifiées.

Conseil, Formation

Le coaching diffère également du conseil et de la formation : ainsi, le coach n’est pas un expert du métier de son client et ses interventions ne portent pas sur des savoir-faire « techniques », domaine privilégié du consultant, mais plutôt sur les « savoir-être ». De la même façon, il ne dispense pas des connaissances sur un sujet défini par avance, comme c’est le cas d’un formateur.

Thérapie

Un coach n’est pas non plus un thérapeute : si le coaching peut être thérapeutique dans ses effets, l’objectif du coaching n’est pas le soin.

 

LE RÔLE DU COACH

Le coach aide le client à sortir des sentiers battus de sa propre pensée, à explorer ses motivations et mobiliser ses ressources.

Ensemble ils construisent une relation de confiance. L’écoute du coach est attentive, respectueuse, dénuée de jugement ou d’à priori. Elle est également bienveillante, afin d’accueillir l’ensemble des expressions du client : paroles, silences, émotions…

Le coach ne connaît pas d’avance ou mieux que son client la route à suivre, il vise au contraire à soutenir son autonomie et sa créativité.

En sortant des contraintes du « prêt-à-penser », le client élargit sa perception de son environnement, de ses propres façons d’être et d’agir. Il peut ainsi, dans la sécurité de l’espace relationnel créé avec le coach, élaborer puis mettre en œuvre des solutions personnelles et inédites à la problématique posée.

 

NOTRE APPROCHE DU COACHING

La démarche proposée par LCH Coaching s’appuie sur les principes de l’analyse systémique.  Elle permet d’identifier et de travailler sur les interactions d’un individu (ou  groupe d’individus) avec son environnement. Le système ainsi formé est considéré comme un organisme vivant, dans sa globalité et sa complexité, en intégrant l’interdépendance des éléments qui le constituent et la cohérence de l’ensemble. L’approche systémique postule que la problématique du client (du groupe) résulte d’un dysfonctionnement global de l’environnement dont il fait partie. Elle fait notamment l’hypothèse que ce qui se passe dans la relation entre le coach et le client (système coach-client) est analogique de la situation vécue par ce dernier dans ses relations avec son éco-système (professionnel, personnel, social).

Notre approche est également influencée par les pratiques collaboratives, notamment celle dite « Orientation Solutions », dont le thérapeute américain Steve de Shazer (Ecole de Palo Alto) est un précurseur. Lorsqu’un problème surgit et persiste, il occupe une place de plus en plus importante dans l’espace mental, tant au plan intellectuel qu’émotionnel. Obnubilé par le problème, le client se sent pris dans une impasse et s’épuise, exprimant découragement, démotivation, perte de confiance dans ses aptitudes à « s’en sortir ». En proposant de distinguer les faits des ressentis, en soutenant la créativité du client, ses facultés d’imagination et d’adaptation, le coach amène celui-ci à se « dés-identifier » du problème et à diriger son énergie vers la recherche de solutions.

 

 

Un seul commentaire

  • Laurent Bour a écrit :

    Bonjour,

    Je suis ravi d’avoir pu apprendre l’origine de ce mot que j’attribuais bien plus volontiers au milieu sportif. Une définition originelle permet sans aucun doute de valoriser sa fonction si elle est en rapport direct avec le mot explicité, comme c’est pour vous le cas. Je drive, je coach… en clair je conduis.
    Merci pour cet article.

Laisser un commentaire

Votre courriel ne sera jamais rendu public.Les champs marqués d'un astérisque (*) sont obligatoires